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On a testé Lumo Back, la ceinture qui remet le dos d’aplomb – Se coacher – 20minutes.fr

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TEST – Première ceinture connectée, la Lumo Back analyse en temps réel notre posture pour nous aider à la corriger. Et force est de constater que ces quelques jours passés avec cette redresseuse de dos ont été riches d’enseignements.

Il est probable que vous lirez ces mots en étant assis. Et encore plus probable que vous serez mal assis. Le dos pas tout à fait droit, la tête penchée vers l’avant, les fesses trop loin du dossier. Il est aussi probable qu’avant d’avoir terminé la lecture de ce paragraphe, vous aurez corrigé la position qui était la vôtre en commençant. Voilà, en gros, à quoi sert Lumo Back.

Se débarrasser de ses mauvaises habitudes

« Tiens-toi droit!» Enfant, tout le monde en a soupé. Après des années de mauvaises habitudes et de sièges par trop moelleux, une ceinture intelligente se pose en redresseuse de tor…du. Installée à même la peau, elle repère la cambrure du dos, et signale la moindre variation. Par politesse, et égard aux gens alentour, elle n’invective pas le porteur comme a pu le faire maman, mais s’exprime par petites secousses. Des vibrations, il faut bien le dire, pas très agréables. Surtout quand, en voulant bien faire, l’appareil est réglé sur le niveau de sensibilité maximal.

Rien n’interdit cependant de l’abaisser, de même que l’intensité des vibrations. A moins d’avoir une peau épaisse comme le cuir, ou des plaisirs atypiques, on déconseille de pousser le vice au-delà des 10%. Ainsi paramétrée, la ceinture devient vraiment agréable à porter. Du plastique à la sangle, les matériaux ont, par ailleurs, été bien choisis. Pendant toute la durée de notre test, la Lumo Back n’a causé ni irritations ni transpiration.

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Qu’il s’agisse d’un podomètre ou d’un réveil intelligent, il faut généralement plusieurs jours à un capteur pour faire ses preuves. Cette règle ne s’applique pas dans le cas présent. A l’aide des vibrations ou simplement en regardant son smartphone (synchronisé en Bluetooh low energy), le porteur sait en temps réel si sa posture est bonne. En plus de ça, la ceinture amène rapidement l’utilisateur à plusieurs prises de conscience. La première : ce n’est pas parce qu’on est adossé à sa chaise qu’on se tient droit. On réalise aussi très vite à quel point maintenir une posture droite est difficile. Un stylo à saisir, un coup de fil à donner et le dos sort de l’alignement. Alors les vibrations ne tardent pas à se faire sentir. Retrouver et conserver la position adéquate tout en travaillant devient une bénédiction. Vraiment.

Qui l’eut crû, retrouver le port de tête d’un top modèle peut être amusant. L’application (iOS et Android) est à cet égard très bien faite. En gardant son smartphone à portée, le « joueur » éprouve une vraie satisfaction à voir son score de posture se maintenir au dessus des 95%, signe que la méthode porte ses fruits. D’autres données, tels le nombre de pas ou la quantité de sommeil, sont également mesurées en temps réel. En revanche, les chiffres sont présentés de manière un peu brute : voir, à la fin de la journée, qu’on a passé plus de 6 heures en station assise, n’est pas sans causer un petit choc. Sans doute l’effet recherché par les concepteurs de la Lumo Back pour lutter contre la sédentarité au bureau…

Prix de vente, 150€. Si l’on peut, à juste titre, trouver ça trop cher pour un objet qui finira au placard après quelques semaines, il faut reconnaître que la ceinture se prête et se ré-utilise sans désagréments. Chez nous, elle a connu son petit succès et il est fort possible qu’à votre tour un ami ou un proche vous demande de l’essayer. Reste à voir si les bonnes habitudes héritées des heures passées avec cet accessoire vibrant résisteront au temps. A votre dos d’en juger.

Romain Gouloumès

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