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L’e-santé au cœur des réflexions internationales !

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Qu’est-ce que l’e-santé ?

Le terme d’e-santé concerne les aspects numériques touchant de près ou de loin la santé, essentiellement le contenu numérique lié à la santé, appelé également la santé électronique ou télésanté. Cela concerne des domaines comme la télémédecine, la prévention, le maintien à domicile, le suivi d’une maladie chronique à distance (diabète, hypertension, insuffisance cardiaque…), les dossiers médicaux électroniques, des applications en domotique et même la création de textiles intelligents.

La santé mobile est la partie liée à la mobilité de l’e-santé (usage de téléphones, smartphones et tablettes) dans la pratique médicale.

Un syndicat professionnel des entreprises du numérique, évalue le marché de la télémédecine en France entre 80 et 140 millions d’euros, avec des perspectives de croissance de l’emploi comprises entre 13 et 28 % pour les 5 prochaines années. Selon une étude du cabinet américain research2guidance publiée en mars 2013, le marché de la santé mobile pourrait représenter 26 milliards de dollars en 2017, contre 1,3 milliard de dollars en 2012 avec plus de 97 000 applications en santé recensées et 300 000 téléchargements payants effectués chaque jour.

 

L’interopérabilité

L’interopérabilité est la capacité qu’ont plusieurs systèmes ou composants d’échanger de l’information entre eux et d’utiliser l’information qui a été échangée (définition de l’IEEE – Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens).

Au sein des systèmes d’information de santé, de nombreux standards interopérables se sont imposés. Citons par exemple, parmi les plus connus :

HL7  (HealthLevel 7) pour des échanges : demandes et résultats d’examens, partage des images en anatomie et cytologie pathologiques, en examens biologiques, en examens radiologiques ;HPRIM (Harmoniser et Promouvoir l’Informatique Médicale) : pour des transmissions d’examens de biologie en France ;IHE (Integrating the Healthcare Enterprise) est une initiative des professionnels de la santé destinée à améliorer la façon selon laquelle les logiciels du domaine échangent leurs informations.Les objets connectés et communiquants

L’e-santé implique de plus en plus la connexion d’objets divers connectés : tensiomètre, échographe, analyseur, lecteur de glycémie, moniteur cardiaque… devant transmettre ses résultats à un ordinateur.

Le concept de “machine to machine” (M2M) utilise les télécommunications et l’informatique pour permettre des communications entre machines, et ceci sans intervention humaine. Cela inclue la connexion d’objets dits intelligents et communicants entre eux ou avec un ordinateur et cela dans le but de fournir à ces derniers les moyens d’interagir sans intervention humaine avec le système d’information. Cette technologie fonctionne en utilisant des réseaux et, plus particulièrement, les réseaux sans fil publics (GPRS), ou bien des liaisons courte distance (bluetooth, RFID…).

Les smartphones, les tablettes, avec leur puissance de calcul, leurs moyens de communication, sont de plus en plus utilisés comme base de réception et de transfert de données provenant d’apareils médicaux spécialisés. Ils permettent de communiquer des résultats vers des centres d’alerte, des bases de données importantes (big data) ou vers des applications sur le cloud. D’autres appareils ont vu le jour, intégrant des analyseurs médicaux (ex. : analyseur de sang, de glycémie, d’urée…) et des moyens de communication tels que ceux intégrés dans les smartphones.

La définition de standards de communication, de standards de connexion entre ces appareils est donc une nécessité.

 

La norme de standardisation définie

L’Union internationale des télécommunications (UIT) a approuvé une recommandation mettant en place des standards pour améliorer l’interopérabilité des systèmes et dispositifs d’e-santé. Cette recommandation fait suite aux travaux d’une organisation (Continua Health Alliance) regroupant 240 industries de santé, du bien-être et des télécommunications.

La Continua Health Alliance promeut une connectivité immédiate (“plug & play”) et de bout en bout pour les dispositifs de santé. Chaque dispostif de santé tel que pèse-personne, glucomètre, tensiomètre… devrait disposer de connecteurs plugs and play, de dispositifs sans fil standardisés. Par ailleurs, deux machines recevant et émettant des messages doivent pouvoir les interpréter correctement : un message d’alerte d’un pacemaker ou d’un glucomètre d’un patient dans une zone éloignée d’un service de secours doit être correctement interprété par la machine réceptrice afin de déclencher le dispositif de secours adéquat.

C’est à ces problématiques que répond la recommandation UIT-T H.810 de l’UIT, datée de décembre 2013 très récemment publiée. L’UIT estime que ces normes réduiront “le temps de mise sur le marché et le temps de développement” des produits, et amélioreront leur efficacité.

C’est toute l’industrie de l’e-santé qui va voir un coup d’accélérateur grâce à cette recommandation.

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